Famille je vous aime ?

Vendredi 17 Mai 2019

à 19h30

En guise d’ouverture aux journées internationales de l’ALI/AFB du 18 et 19 mai ‘Les avatars contemporains de la sexuation’


Présentation de

LRevue Lacanienne N°19

Famille je vous aime ? Les complexes familiaux aujourd’hui


Avec la participation de Pierre-Christophe Cathelineau, Nazir Hamad, Nicolas Allègre, Noémie Dab, Anne Joos, Jean-Pierre Lebrun, Géry Paternotte.

Relire, discuter et interroger ce texte de Lacan ‘Les complexes familiaux’, paru en 1938, quatre-vingt années plus tard, au moment où sous nos cieux se réalise ce que Lacan déjà décrivait comme ‘famille réduite à son groupement biologique’, devrait permettre aux psychanalystes, aux cliniciens et à tous ceux qui de près ou de loin sont confrontés aux familles contemporaines d’éclairer leur questionnement. La famille est-t-elle un ‘heim’ nostalgique ? Une image conforme à réaliser ? Assure-t-elle toujours ce nouage entre passé, présent et futur ? Si la famille est ce lieu d’accueil d’un réel faisant évènement, opérant par sa dimension  de nomination l’inscription de la différence générationnelle, elle ne peut qu’être le premier théâtre où se jouent  aussi ses complexes. Pour autant qu’elle puisse les sup-porter. En d’autres termes de quoi la famille serait-elle l’institution aujourd’hui ? Ces questions participent de notre intérêt pour ce numéro de La Revue Lacanienne et pour les articles de ceux qui y ont contribué.

 

A la Librairie A livre Ouvert,

rue Saint-Lambert 116,
1200 Bruxelles

(Woluwé-St-Lambert), métro Roodebeek, ligne 1.


« Familles, je vous aime ! » dirions-nous aujourd’hui, en détournant le mot d’André Gide, pour dire combien nous aimons encore tous nos familles en évolution rapide et livrées aux vents du divorce, de la recomposition, de l’homoparentalité et des progrès scientifiques qui consacrent désormais l’enfant comme un dû plutôt que comme un don. Quel devenir pour l’enfant dans ces transformations ?

Il ne suffit pas de souligner qu’avec le déclin du Nom du Père, la fonction paternelle au sein de la famille est en suspens, comme le laissaient déjà présager Les complexes familiaux de Jacques Lacan dès les années 30. Il convient aussi, sous les auspices de ce texte prémonitoire, d’en mesurer les conséquences pour la relation homme-femme et les enfants dans la clinique, dans le droit et même dans la politique aujourd’hui. C’est ce que fait ce numéro qui a aussi choisi, à travers trois interviews de responsables religieux issus des trois monothéismes, de montrer que si l’assise du Nom du Père se lézarde ou est en train de changer, les références classiques continuent d’opérer dans les différentes confessions. Certes des interrogations se font jour à la lumière des problèmes posés par les familles actuelles chez ceux qui sont supposés garantir la transmission d’un certain ordre symbolique pour leurs communautés respectives.

Et il est étonnant de voir comment la revendication de la fonction paternelle surgit au sein même des familles homoparentales, comme s’il n’était pas si simple d’en finir trop simplement avec cette question.

 

Consulter le sommaire ici

Plus d'informations sur le site d'Erès