Editorial 2018

Notre journée conclusive du 16 juin 2018 aura été riche d’enseignements.

Excellente matinée soutenue par quatre groupes de travail de l’AfB qui ont réussi à tenir un fil semblable malgré des intérêts à priori très différents.

Ce fut au groupe sur les rites qu’incomba l’ouverture de la matinée, suivi par le groupe des réels déliés, puis vint le temps du groupe des psychoses travaillant cette année sur la mélancolie, pour enfin se terminer par le groupe intervision, « inter-entendu » d’une pratique collective de la clinique.

Le fil rouge fut la question de comment nouer l’imaginaire au réel et au symbolique dans des pratiques où l’on s’interroge par exemple sur la nature du discours sorcellaire et/ou sur la question des rites. 

Comment renouer quelque chose d’un lien social délié quand on a connu un réel effractant dans des situations d’exode ou d’exil forcés.

Comment tenter de nouer un imaginaire non spécularisé au réel et au symbolique pour éviter un tant soit peu les passages à l’acte mortifères dans la mélancolie.

Comment faire lien dans une intervision pour produire du discours analytique.

L’après-midi fut consacrée à l’assemblée générale et à une discussion institutionnelle sur l’avenir de l’AfB pour que ce travail de tissage puisse continuer quelles que soient les modalités de changement à l’international.

Nous pouvons nous réjouir, en tout état de cause, de l’esprit de travail et de collégialité qui ont animé nos membres ce 16 juin ainsi qu’au cours de l’année écoulée dans le cadre de la nouvelle formule proposée à l’atelier de l’association.

Que cela se poursuive, tel est notre souhait, afin de maintenir la psychanalyse vivante dans la cité. 

Anne Oldenhove-Calberg

Vendredi 06 Juillet 2018