Activités
Groupes de travail et séminaires

Altérité et psychanalyse – Psychanalyse et altérité. Un groupe de travail du Bulletin freudien

qqes 2ème mercredi à détermine

ALTÉRITÉ ET PSYCHANALYSE – PSYCHANALYSE ET ALTÉRITÉ :

A l’occasion de la préparation du numéro 72 du Bulletin Freudien, dont la parution est prévue pour le courant de la deuxième moitié de 2026, nous avons choisi de nous pencher sur l’altérité. Cela pour venir questionner des traits de la clinique qui s’y rapportent: la difficulté qui semble actuellement plus grande de laisser place à un mouvement intérieur induit par l’autre, d’accepter de se laisser déplacer par lui. Cet autre, qu’il soit en moi – l’inconscient- ou d’un autre sexe, d’un autre âge, d’une autre race voire espèce, d’une autre « classe », ou encore qu’il soit fou, si je n’accueille l’entame que sa rencontre suscite, ne restera-t-il qu’un étranger, différent, à tenir à distance ou à idéaliser, ou à l’inverse un semblable avec lequel se confondre?
Quelle rencontre est encore possible alors ?
La réalité sociale et politique ne témoigne-t-elle pas de cette difficulté par la peine croissante à faire ensemble?
Mais qu’est-ce que l’altérité ? Si ce n’est pas un concept spécifiquement lacanien, nous avons pourtant choisi ce signifiant pour tisser autour de lui des questionnements et, à partir de lui, vous inviter à penser ses points d’insertions dans des champs aussi divers que les langues, la place d’exception, le collectif, la fratrie, la grossesse , l’invention ou encore la façon dont la psychanalyse peut elle aussi se laisser entamer par l’autre (la philosophie, la sociologie, l’anthropologie,.. comme par d’autres croyances, d’autres cultures,.. ).
Aussi, ne pourrions-nous pas aborder l’altérité par le biais de la bêtise ? Serait-ce le lieu de l’altérité du langage ? En ce sens, est-ce que l’altérité se signalerait de la rencontre avec l’impossibilité de comprendre ?
La cure serait-elle un lieu privilégié aujourd’hui qui nous invite à ce mouvement d’entame ? L’altérité se pense-elle aussi dans notre rapport au grand Autre et aux petits autres ?
L’analyste étant tributaire de la manière dont les sujets sont constitués en rapport avec l’altérité, y aurait-il des difficultés particulières dans la cure à cet endroit ? Sous quels traits et avec quels moyens les analystes peuvent-ils aller au-devant de cette question ? Le divan est-il encore supportable alors ?
Autant de questions auxquelles nous vous invitons à penser.

Quelques rencontres en ligne lors de quelques deuxièmes mercredis du mois, en vue de l’organisation de journées les 5 et 6 septembre 2026 et de la publication du Numéro (participer au Numéro n’impliquerait pas d’emblée une participation à la journée).

Responsables

Catherine Mailleux : [email protected]

Géry Paternotte : [email protected]

Juliana Castro : [email protected]