Activités
Journées d’études et conférences

Gens et choses, de la Chose à l’objet a – Une rencontre avec Isabelle Morin

Samedi 06.04.2024

Le 6 avril, aura lieu une journée de travail à partir du livre d’Isabelle Morin, Gens et choses, de la chose à l’objet a, publié aux Éditions de l’insu.

De 9h30 à 16h30, accueil à partir de 9h00.

Au local de l’AFB et par Visio-conférence.

Avec la participation notamment de Christian Fierens, Jean-Jacques Jungers, Soo-Nam Mabille, Géry Paternotte, Albane Rasschaert, Grégoire Sottiaux, Véronique Zana,…

Responsables

Marine Gérard, Clotilde Henry de Frahan, Jean-Pierre Lebrun

ANNONCE

Quatre voies de discussion ouvriront les débats:

L’objet a : bout de vivant irréductible qui nous anime ou résidu à l’horizon de toute structure ?

Cette opposition factice souligne une mise en tension de ce qui se présente dans la clinique comme déterminé (répétition comme contrainte, mélancolie…), l’objet a comme un rail, écrit Isabelle Morin, et ce qui attend l’invention, un « indéterminé » dont il est question tout au long du livre et dont elle pousse le lecteur à se saisir des les premières pages en l’invitant à réinventer la façon dont la psychanalyse peut durer.
Quelles sont les nécessités de cette invention ? Qu’est ce qui (ré)anime l’analyste dans son écoute ? Quelle vérité anime le sujet à son insu ?
Un reste d’objet noue castration et jouissance
Ce temps de la castration, en mal d’advenir dans l’actuel de la clinique, peut nous interroger : le « prochain » nous fait-il défaut ? Isabelle Morin nous invite à considérer deux faces de l’objet a, une qui concerne le désir et l’autre la jouissance.
Comment n’être pas l’objet ? Cette interrogation peut saisir le clinicien d’enfant de façon particulière lui qui côtoie quotidiennement la chose interdite.
L’objet cause du désir, nous permet-il de penser le travail avec les sujets qui ont rencontré un impossible sans toutefois transiter par la castration ? Avec celui qui reste collé à son objet ?…
Déco(a)lescence
Le constat que « ça répond toujours à côté » comme la possibilité de s’en saisir ne sont pas toujours au rendez-vous de l’analyse ! Il faut y mettre du sien pour que A soit barré. Qu’est-ce qui de cette lettre, « a », vient fonctionner en regard de cette perte, écrite S(A) ?
La littérature et la poésie peuvent faire résonner la chose dans le mot, écrit Isabelle Morin. La sublimation consiste-t-elle à produire un signifiant qui ne fasse par bouche trou, qui indique le vide de la chose au-delà de l’objet leurrant ? Cela enseigne -t-il l’analyste ?
L’objet a dans la cure nécessite un dire
Isabelle Morin invite le lecteur à penser ce qu’il en est de la présence de l’analyste, de la direction du travail et de la fin de l’analyse, à partir de l’objet a.  Quelle est la fonction de cet objet dans la direction du travail ? Dans le désir de l’analyste ? Comment cet objet qui leste le sujet pour l’empêcher de dériver, leste-t-il aussi notre écoute ?
Isabelle Morin nous parle d’une rencontre avec une solitude radicale qui peut préparer à l’acte.

Modalités d’inscription

Inscriptions jusqu’au jeudi 4 avril :

[email protected], en précisant votre présence au local ou par zoom.

P.A.F. : 30 euros ou 50 euros lunch compris

Au compte de l’AfB : BE31 5230 8088 6355, avec en communication la date de l’événement.

Accréditation INAMI en éthique demandée.