Editorial – Janvier 2026
Cette année 2026 ouvre un nouveau quart de siècle, marqué par un climat belliqueux où le coup de force et l’intimidation de la loi du plus fort brutalisent le lien social. Face au vertige des questions de tous ordres que l’anthropocène exige de traiter, que peut la psychanalyse ?
Poser cette question, c’est interroger ce qui peut être attendu du discours analytique dans le lien social. A viser un réel – qui lui échappe – et en tenant compte qu’il y a de l’indétermination qui gîte au cœur de ce qui détermine le parlêtre, le discours analytique peut-il continuer de faire œuvre humaine et ouvrir au nouage singulier de chacun au lien social ? Ce nouage singulier du sujet reste un enjeu de la tâche analysante à laquelle invite l’analyste, un enjeu de toute cure. Cette responsabilité qui incombe à l’analyste dans le lien social, nous la nommions «réinventer la façon dont la psychanalyse peut durer », lors des récentes journées AfB-ALI consacrées à La technique analytique, entre transmission et invention.
Nous allons continuer à mettre ces questions au travail à l’AfB en 2026. Que notre association vive comme un lieu où chacun peut réinterroger, avec d’autres, les points cruciaux qui comptent dans sa pratique, comme pour la psychanalyse et sa transmission !
J’adresse chaleureusement aux membres de l’AfB mes meilleurs vœux pour l’année nouvelle.
Clotilde Henry de Frahan
Présidente de l’AfB
Bruxelles, le 5 janvier 2026