Effets subjectifs des discours contemporains sur les parlêtres
Suite du séminaire « Conjugalité, parentalité: malaises »
Modalités d’accès : en présentiel à l’ALI au 25, rue de Lille 75007 Paris et retransmission intégrale par Zoom (lien sur inscription au Secrétariat de l’ALI).
AMCPSY (Pascale Belot-Fourcade), EPEP (Marika Bergès-Bounes et Jean-Marie Forget), Jean-Pierre Lebrun et Omar Guerrero
Calendrier : une fois par mois à 21h.
Argument:
Le grand Autre dont chaque parlêtre s’autorise – l’Autre barré du langage après l’Autre primordial non barré – n’est pas à proprement parler l’Autre social, bien que ce dernier ait toujours, jusqu’il y a peu, pris pleinement acte des impératifs de la structure.
Toutefois, les mutations contemporaines à l’œuvre dans les discours, interrogent sur ce qui risque de se creuser entre eux.
La clinique actuelle de l’enfant en témoigne explicitement : le symptôme, clé de voûte et point d’appel de la psychanalyse, est-il encore un empêchement au désir, alors que le sujet est incité à une jouissance soutenue par la famille et les institutions supposées s’occuper de lui ?
N’aurions-nous donc pas à interroger la « délinquance du grand Autre social » auquel nous avons tous affaire, là où il promeut l’élimination de la tiercéité, la revendication d’un droit sans devoir au service du seul privé, sans dette à l’égard de quiconque, la disparition de la référence à l’intérêt commun, le développement dans une inflation imaginaire d’un transhumanisme fallacieux, l’effacement des conditions de la transmission entre les générations et la promotion d’un égalitarisme à tout crin…?
Cet ensemble de mises en causes de la fonction symbolique et de ce qui en permet la rigueur, n’organise-t-il pas une clinique que nous pourrions nommer « effets subjectifs des discours contemporains sur la structure du grand Autre », et dont les effets sur la constitution et la structuration subjective demeurent majeurs? Sont-elles irréversibles ? C’est ce que nous aurons à examiner.
Dans ce séminaire, il s’agira par conséquent :
– d’effectuer un repérage des modalités d’apparition et manifestations du symptôme ou de ses « dégradations » (errances, actes, acting out, symptôme out, etc.)
– de décrire les modalités d’évaluation et d’approche de celui-ci, ainsi que les réponses envisageables, qui puissent permettre le détournement des
nominations injonctives, et la refondation et l’affirmation d’une nouvelle clinique subjective.
Calendrier:
– le 4 novembre: Présentation du séminaire par les organisateurs
Pascale Belot-Fourcade, Marika Bergès Bounes, Jean Pierre Lebrun, Jean Marie Forget.
Il sera présenté à cette occasion l’invitation faite par le bureau de l’ALI sur des journées en juin 2025 à Paris tournant autour de « Conjugalité, parentalité: malaises »
– le 9 décembre: Intervention d’Etienne Oldenhove sur le titre: « Le grand Autre délirant »
Sont pressentis pour 2025 et attendent notre calendrier (par ordre alphabétique!): G. Amiel, A. Beine, JM Bouville, C. Dura Tea, T. Florentin, N. Hamad, C. Noirjean et A. Delannoy, L. Sciara
Les dates des interventions nous sont proposées en fonction des places à l’ALI les lundi de chaque mois.
Comme l’année précédente, l’accréditation sera demandée pour les médecins belges
Les personnes concernées devront impérativement signaler leur présence en cours de séance par mail à Monique Lefebvre [email protected]